L’abdominoplastie est une chirurgie esthétique qui permet de rendre l’abdomen plus plat en enlevant la peau et la graisse excédentaires, pour ensuite resserrer les muscles de la ceinture abdominale.

Après plusieurs grossesses ou des variations notables et répétées du poids corporel, les muscles et la peau de la paroi abdominale risquent de se relâcher. Peuvent alors apparaître des vergetures, des amas adipeux, des replis cutanés et une perte de tonicité.

Même si de bonnes habitudes alimentaires et l’activité physique contribuent à la perte des kilos superflus et au renforcement, au moins partiel, des abdominaux, elles ne suffisent habituellement pas pour resserrer les replis d’une peau flasque.

SE PRÉPARER À LA CHIRURGIE

Perte de poids

Avant l’intervention, il est important d’avoir un poids stable correspondant à sa taille pour que les résultats de la chirurgie soient positifs à long terme. Il est également important d’attendre d’être certaine de ne plus vouloir d’enfants avant de subir cette chirurgie.

Tabagisme

Il est de plus extrêmement important de cesser de fumer. En plein processus de guérison, quand les tissus essaient de cicatriser à la suite d’une chirurgie, la présence des substances chimiques contenues dans la cigarette peuvent beaucoup les affecter. La nicotine restreint grandement l’irrigation sanguine des zones qui en ont alors tellement besoin, alors que le monoxyde de carbone diminue la quantité d’oxygène transportée par les globules rouges. Cette action combinée a pour effet de tuer les tissus vulnérables. On pourra alors constater une perte de tissus cutanés et adipeux autour de l’incision. C’est un problème qu’il est ensuite difficile de corriger et qui produit souvent une vilaine cicatrice. Il vaut mieux éviter une telle chose en arrêtant de fumer un certain temps avant et après la chirurgie, comme recommandé par votre chirurgien.

Médicaments

Il faut temporairement cesser de prendre tout médicament ou supplément susceptible d’augmenter les saignements pendant et après la chirurgie, et ce, une semaine ou deux avant l’opération; il sera possible de recommencer quand ce sera jugé sûr. Votre chirurgien sera en mesure de vous conseiller à ce sujet. Parmi les médicaments qu’il faut cesser de prendre, mentionnons l’aspirine, la warfarine (coumafène), les anti-inflammatoires (Advil), les compléments alimentaires (certaines vitamines, l’échinacée, l’huile de foie de morue, l’ail, l’oméga-3, l’huile de lin, etc.), le thé vert, etc.

L’OPÉRATION

L’intervention se déroule en trois étapes :

  1. Enlever le surplus de gras (liposuccion) :
    On commence par injecter une solution spéciale dans les zones à traiter par liposuccion, pour liquéfier la graisse, puis les cellules adipeuses sont aspirées au moyen d’une canule (tube minuscule) afin de modifier la forme de la zone traitée. Cela peut être nécessaire sur le devant de la paroi abdominale et sur les côtés (« poignées d’amour »).
  2. Tendre les muscles étirés (plicature des muscles grands droits) :
    On resserre ensuite les muscles abdominaux étirés au moyen de sutures (plicature des muscles grands droits). Cette étape contribue grandement à aplatir la paroi abdominale.
  3. Excision du surplus cutané (lipectomie) :
    Enfin, la peau en excédent est enlevée (lipectomie) et l’incision est refermée. Le nombril (ombilic) est remis en place, et un drain est inséré dans la plaie pour que s’écoule le trop-plein de liquide qui se forme après l’intervention. Un système de cathéter, l’On-Q Pain Buster, est introduit au niveau des muscles abdominaux pour atténuer la douleur postopératoire.

Incisions

Les abdominoplasties sont réalisées avec deux types d’incision. Une incision horizontale pratiquée au-dessus du pubis suffit pour la plupart des gens. Dans le cas d’anciens obèses dont le surplus cutané est abondant, il faut ajouter une incision verticale au centre de l’abdomen, ce qui produira une cicatrice en T.

Chez les patients à qui on fait une incision horizontale, mais dont la peau du ventre n’est que très peu étirée, la meilleure option est probablement une « mini-abdominoplastie ». La cicatrice est alors plus courte, et il n’y a pas lieu de pratiquer une incision autour du nombril, contrairement à l’abdominoplastie standard.

APRÈS LA CHIRURGIE

Rendez-vous de suivi

Les rendez-vous de suivi sont habituellement fixés une semaine, six semaines, trois mois et une année après la chirurgie.

Activités

Il faut prévoir environ six semaines de rétablissement après l’opération. Il est recommandé de ne s’adonner qu’à des activités très modérées durant cette période de convalescence. Ne soulevez rien qui pèse plus de cinq livres (deux kilos). Évitez les corvées ménagères (soulever des paniers de lessive, porter des sacs d’épicerie, sortir les poubelles, passer l’aspirateur, etc.). Ne faites aucun exercice (course, jogging, sauts, tapis roulant, Pilates, musculation, etc.) tant que ce ne sera pas parfaitement sûr. Vous pouvez marcher aussi souvent que vous vous en sentez la force. Vous pouvez également prendre le volant, lorsque vous vous en sentez capable. Après les six premières semaines, quand la guérison se passe bien, vous pouvez progressivement reprendre le cours normal de votre vie. On vous remettra une bande élastique pour enserrer votre abdomen et minimiser l’enflure postopératoire. Vous devriez la porter durant trois à quatre semaines.

Soins de la plaie

Durant une à deux semaines après l’intervention, l’incision suintera un peu. Appliquez de la gaze sur la plaie jusqu’à ce que le liquide cesse de s’échapper. Toutes les sutures ont été faites avec du fil résorbable. Il n’est pas nécessaire de les enlever. Les bandes adhésives qui recouvrent l’incision (Steri-Strip) se décollent seules au bout de deux à trois semaines. À la fin de la quatrième semaine, une fois l’incision bien cicatrisée, appliquez une crème pour l’épiderme et massez la cicatrice pour favoriser la guérison.

Drains

Le drain sert à retirer l’excès de liquide que le corps produit après une chirurgie. On l’enlève habituellement après plus ou moins une semaine. Le système On-Q Pain Buster comprend deux petits cathéters qui sont insérés dans la peau pendant l’intervention et déposés par-dessus les muscles abdominaux. Le système est relié à une petite pompe contenant un anesthésique local, qui engourdit la couche musculaire qui a été resserrée lors de l’opération, afin de diminuer la douleur postopératoire. C’est un système automatique qui ne nécessite aucun réglage. Il fonctionne habituellement de quatre à cinq jours et est enlevé en même temps que le drain.

Médicaments

Toute personne opérée se voit automatiquement prescrire des médicaments et des antibiotiques. Les analgésiques doivent être pris au besoin. Votre ordonnance prévoit une semaine de médication. Si vous avez besoin de plus de médicaments, demandez à votre chirurgien de vous remettre une nouvelle ordonnance. Vous devez normalement prendre les antibiotiques tant et aussi longtemps que le drain est en place (une semaine).

RISQUES ET COMPLICATIONS POSSIBLES

Sérome

En raison de l’espace créé entre la peau et le muscle pendant la chirurgie, l’organisme sécrète un liquide pour remplir cet espace. Du sang peut se retrouver dans ce liquide, qui, lorsqu’il s’accumule sous la peau, est appelé un sérome ou un hématome. Le risque de sérome est d’environ 1 %. En introduisant un drain dans la plaie, on diminue grandement un tel risque.

Infection

Le risque que la plaie ne s’infecte est de 1 à 2 %. Pour atténuer ce risque, vous recevez des antibiotiques durant et après la chirurgie.

Plaie nécrosée

Lorsque l’afflux sanguin et/ou l’apport en oxygène aux tissus est compromis, les tissus affectés peuvent mourir (plaie nécrosée). La peau qui recouvre la zone située directement au-dessus du pubis est la plus vulnérable à cet égard. C’est pourquoi l’usage du tabac est tellement dommageable et qu’il est si important de cesser de fumer avant l’opération. Le risque est d’au plus 1 % chez les non-fumeurs, alors qu’il est beaucoup plus élevé chez les fumeurs.

Déhiscence de la plaie

Il est important de ne pas trop bouger durant les six premières semaines après l’intervention, à défaut de quoi les sutures pourraient lâcher et la plaie se rouvrir (déhiscence de la plaie).

Thrombose veineuse profonde

Il est également important de ne pas non plus tomber dans une inactivité totale, car c’est alors à un risque de thrombose veineuse profonde (TVP) dans les jambes que vous pourriez vous exposer. Pendant la chirurgie, une pompe spéciale masse vos jambes, mais une fois de retour à la maison, vous devez sortir du lit dès que vous vous en sentez capable. Vous stimulerez ainsi la circulation dans vos jambes et minimiserez le risque de TVP.

Engourdissement de la peau

Il arrive souvent que la peau du bas de l’abdomen soit engourdie après une chirurgie. Cette sensation d’engourdissement finit par disparaître. Il faut parfois attendre jusqu’à un an avant de retrouver toute sa sensibilité.

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