L’augmentation mammaire est une chirurgie esthétique qui améliore la forme des seins et en augmente le volume : la prothèse est introduite derrière la glande mammaire ou le muscle pectoral.

On recommande fortement à toutes les femmes qui aimeraient subir cette chirurgie de discuter de tous ses aspects techniques (genre d’incision et emplacement, type d’implant et dimensions) avec leur chirurgien plasticien avant de prendre une décision.

On utilise surtout deux types de prothèse de nos jours :

  • Prothèses remplies de solution saline— Ces prothèses sont remplies d’une solution saline (eau salée) pendant la chirurgie.
  • Prothèses remplies de gel de silicone— Ces prothèses sont déjà remplies de gel de silicone avant l’intervention.

Tous les implants mammaires présentent une enveloppe de silicone, dont la surface peut être lisse ou texturée. On en est actuellement à la sixième génération d’implants mammaires avec les prothèses de gel de silicone, dont l’enveloppe plus résistante est remplie d’un nouveau gel plus « cohésif » qui ne fuit pas.

L’OPÉRATION

Une augmentation mammaire est normalement réalisée sous anesthésie générale. On peut faire l’incision sous le sein, sur le pourtour de l’aréole (la partie pigmentée du mamelon) ou au niveau de l’aisselle. La prothèse peut être insérée dans une poche créée entre la glande mammaire et le muscle pectoral ou entre le muscle pectoral et la cage thoracique. Vous pourrez discuter de la méthode qui vous conviendra le mieux avec votre chirurgien. La patiente reçoit des antibiotiques par voie intraveineuse pendant l’opération; la prothèse comme le site d’implantation sont nettoyés avec une solution antibiotique avant l’insertion de l’implant. L’incision est ensuite refermée. Après l’intervention, on enfile un soutien-gorge de soutien à la patiente. Ce soutien permet de maintenir les prothèses en place pendant que les tissus guérissent. La patiente rentre chez elle quelques heures après la chirurgie. Une personne responsable doit l’accompagner durant quelques jours. La patiente reçoit une ordonnance afin de se procurer des analgésiques qu’elle pourra prendre à la maison.

CONVALESCENCE

Dans les jours qui suivent la chirurgie, vous pourrez graduellement reprendre le cours normal de votre vie, mais vous devrez toutefois vous ménager. Vous aurez reçu, avant de rentrer à la maison, un feuillet de directives postopératoires. Demandez à votre chirurgien de vous indiquer quelles activités sont sans danger et celles à éviter. Ne prenez aucun médicament ou produit de santé naturel susceptible d’aggraver les saignements après la chirurgie.

Le personnel du cabinet du chirurgien vous fixera une série de rendez-vous de suivi destinés à s’assurer que le processus de guérison se déroule bien.

RISQUES ET COMPLICATIONS POSSIBLES

Saignements

Bien que l’on prenne beaucoup de précautions pour minimiser les saignements pendant l’opération, il est toujours possible que du sang s’accumule autour d’un implant. Cela se produit dans environ 1 % des cas, habituellement dans les 24 premières heures suivant l’intervention. Le plus souvent, seul un côté de la poitrine est touché, mais il arrive, rarement, que les deux seins le soient. Le sein affecté est enflé, douloureux et contusionné. Il faut normalement contrôler l’hémorragie et retirer le sang accumulé (drainage chirurgical). L’implant est ensuite remis en place dans la poitrine.

Infection

On administre des antibiotiques par voie intraveineuse pour minimiser le risque d’infection pendant la chirurgie, et la prothèse comme le site d’implantation sont nettoyés avec une solution antibiotique avant l’insertion de l’implant. Le risque d’infection est d’environ 1 %. Le sein affecté sera chaud au toucher, douloureux et rouge. Vous pourriez aussi faire de la fièvre. Il suffit parfois d’un traitement aux antibiotiques pour soigner l’infection, mais il se peut aussi qu’il faille retirer l’implant. Une fois l’infection disparue, la prothèse peut être replacée dans la poitrine.

Mamelon sensible

Les mamelons peuvent être plus ou moins sensibles après la chirurgie. C’est une sensibilité habituellement temporaire, qui se sera résorbée après quelques mois. Il est rare que la sensation au toucher soit modifiée en permanence.

Rupture d’implant

Malgré les percées technologiques en matière de prothèses, aucun implant n’est garanti à vie. Le risque de rupture d’un implant de solution saline est d’environ 2 à 3 % par année après l’intervention, alors que le risque associé à un implant de gel de silicone est d’à peu près 0,5 %. Dans le cas des implants de solution saline, une rupture ou une fuite entraîne le dégonflement de l’implant; l’organisme absorbe l’eau salée et l’élimine à travers les reins. Les implants de silicone d’ancienne génération présentaient un risque de fuite du gel élevé. Cependant, comme le gel de silicone des implants de nouvelle génération est solide, même quand il y a déchirure de l’enveloppe, le gel ne fuit pas dans la poitrine. Quand on soupçonne une rupture, un examen par IRM permet d’évaluer l’état de l’implant et de confirmer s’il est endommagé, auquel cas il est remplacé.

Contracture capsulaire

Lorsqu’une prothèse mammaire est implantée, une membrane cicatricielle se forme autour d’elle; c’est la « capsule ». Pour la plupart des patientes, la capsule ne cause aucun symptôme et est parfaitement indolore, mais chez certaines patientes, elle peut durcir et se resserrer. Le risque de contracture capsulaire augmente d’environ 1 % d’année en année. C’est un problème qui peut être plus ou moins grave. La chose peut passer à peu près inaperçue ou rendre le sein très dur et causer beaucoup d’inconfort. La forme du sein peut aussi en être modifiée. Quand cela se produit, on peut procéder à une capsulotomie (une incision est pratiquée dans la capsule pour diminuer la tension) ou à une capsulectomie (extraction totale de la capsule).

Implants mammaires et cancer

Les études ont démontré que le risque de cancer du sein n’est pas plus élevé chez les femmes dotées d’implants mammaires que chez les autres. Une femme sur neuf risque d’être frappée par le cancer du sein (avec ou sans implant) au cours de sa vie; il est donc important de maintenir une routine mensuelle d’auto-examen de sa poitrine et de demander à son médecin de faire un examen clinique annuel de ses seins. À partir de 40 ans, les femmes devraient subir chaque année une mammographie. Vous devez informer le radiologue que vous avez des implants. S’il est difficile d’obtenir une mammographie, un examen par IRM des seins peut s’y substituer.

Implants mammaires et allaitement

On peut allaiter son bébé sans crainte après une augmentation mammaire. On a déjà cru que le lait maternel risquait d’être contaminé par la silicone. Les études ont démontré que ce risque est quasi nul. De fait, ces études montrent que le lait maternisé a une teneur en silicone beaucoup plus élevée que le lait maternel.

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